L’artiste ivoirien Debordo Leekunfa a passé ce jeudi 13 novembre sa première nuit à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), après avoir été placé sous mandat de dépôt. Cette décision fait suite à plusieurs plaintes déposées à son encontre, dont celles de DJ Kerozen et de Nama Bouaké, pour des faits de diffamation.
Selon les informations disponibles, l’affaire trouve son origine dans une vidéo publiée il y a quelques semaines, dans laquelle Debordo Leekunfa exprimait sa colère suite à l’annulation d’un concert prévu à Paris. Dans cette vidéo, l’artiste avait tenu des propos accusant DJ Kerozen de posséder des armes à son domicile, ce qu’il a ensuite tenté de relativiser en évoquant des « armes musicales ».
Les plaintes déposées ont conduit le Procureur à ordonner son placement en détention, le temps que la justice ivoirienne examine les accusations portées contre lui. Les autorités judiciaires indiquent que l’artiste devra répondre de ses actes devant le tribunal compétent, conformément aux procédures en vigueur.
Cette affaire attire l’attention sur les limites de la liberté d’expression dans le secteur artistique et rappelle l’importance de la prudence dans la diffusion de contenus pouvant porter atteinte à l’honneur ou à la réputation d’autrui.
Par Ibrahima Sory Touré





