L’opposant guinéen en exil, Cellou Dalein Diallo, a animé ce samedi un meeting en France au cours duquel il a dénoncé avec force les pratiques du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, et l’évolution de la scène politique guinéenne.
Face à une foule attentive, Cellou Dalein Diallo n’a pas mâché ses mots. « Il y a des choses qu’on dit, ils veulent qu’on prenne une décision. Eh bien la décision, elle est prise. Mais ceci nous l’assumons ensemble. Il faut faire partir la Junte, il faut faire partir Doumbouya et son groupe. Sinon la démocratie est enterrée en Guinée. Les droits humains seront enterrés. Il n’y a pas mille solutions. Il nous a trahis, il a trahi le peuple de Guinée », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il considère comme des violations répétées des droits et libertés des citoyens.
L’opposant a rappelé les promesses faites lors de la prise de pouvoir par le président de la transition, notamment l’arrêt de l’instrumentalisation de la justice et le respect des libertés fondamentales. « On l’a soutenu parce que son discours semblait répondre à nos attentes, à nos aspirations, à la démocratie, à la liberté. N’avait-il pas dit qu’il allait mettre fin au piétinement des droits et libertés des citoyens ? Au dysfonctionnement des institutions ? », a-t-il souligné.
Cellou Dalein Diallo a également évoqué le sort de plusieurs citoyens victimes de la répression : « Où sont Fonike Manguè, Billo Bah, Marouane Kamara ? On ne peut pas ne pas le rappeler. Ce sont des gens victimes de leurs convictions. On doit leur rendre hommage. Nul ne sait aujourd’hui s’ils sont vivants ou pas. Mais ils doivent savoir que derrière eux, il y a des hommes de bonne foi qui ne les oublient pas. »
L’opposant a enfin abordé la question électorale, fustigeant la mascarade annoncée pour le 28 décembre 2025. « Vous attendez à ce qu’on prenne position par rapport à cette mascarade électorale annoncée pour le 28 décembre. L’UFDG ne s’associera pas à cette mascarade. Parce que vous savez, c’est un processus déclenché pour donner un semblant de légitimité », a-t-il affirmé, confirmant la posture de son parti face à la présidentielle à venir.
Cette sortie de Cellou Dalein Diallo marque un rappel cinglant des tensions politiques persistantes en Guinée, tandis que l’opposition continue de dénoncer les violations des droits et libertés fondamentales et réclame une véritable démocratie.
Par Ibrahima Sory Touré





