Invité ce dimanche 23 novembre à AGFOUTI-LAFIDY à Matoto, un rendez-vous hebdomadaire où différentes personnalités interviennent chaque semaine, Ibrahima Koné, Directeur général du journal Horoya, est revenu sur la fermeture de plusieurs médias privés en Guinée, répondant aux questions d’un journaliste sur les motifs de ces mesures.
Selon lui, la suspension de certaines radios n’est pas seulement politique, mais résulte surtout du non-respect des obligations légales et réglementaires. « Certaines radios étaient dans l’illégalité », a-t-il affirmé. « Que ce soit Espace FM, FIM FM ou Djoma, elles ne respectaient pas le cahier de charges délivré par le ministère de l’Information. »
Ibrahima Koné rappelle que les radios, comme toutes les entreprises, doivent respecter des normes strictes : paiement de licences, agréments, taxes et redevances. Le ministère de l’Information fixe ces obligations dans un cahier de charges précis, et des contrôles réguliers sont effectués. « Quand vous créez une entreprise dans ce pays, il y a des règles. Si vous ne payez pas vos taxes, les impôts peuvent vous fermer. C’est exactement ce qui est arrivé avec ces radios », explique-t-il.
Il souligne que ces contrôles se poursuivent aujourd’hui sous la supervision de Boubacar Bah, Azoca, directeur national de la communication et des relations avec les médias privés. Tous les deux ans, les médias doivent présenter leurs documents pour s’assurer qu’ils respectent les normes en vigueur.
Pour illustrer son propos, le DG de Horoya cite des exemples au Sénégal et en France, où les régimes ont également vérifié la légalité des médias avant de prendre des mesures : « Partout, quand vous critiquez un régime, le régime vérifie si vous êtes en règle. Et si quelque chose ne va pas, c’est là qu’il frappe. »
Enfin, Ibrahima Koné conclut sur la responsabilité des professionnels des médias :
« Nous ne sommes pas les chevaliers blancs de la cité. Il y a des normes, il y a des règles. Les journalistes doivent les respecter. »
Par Madiba Kaba – 626205653





