La CEDEAO condamne un coup d’État militaire en Guinée-Bissau et exige la restauration de l’ordre constitutionnel

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 La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fermement condamné, ce mercredi, un coup d’État perpétré par des éléments des forces armées en Guinée-Bissau. Cette prise de pouvoir violente est survenue dans la foulée des élections présidentielle et législatives tenues le 23 novembre dernier, interrompant brutalement le processus démocratique en cours.

 

Dans une déclaration officielle, le Président de la Conférence des chefs d’État de la CEDEAO a qualifié cet acte de “grave violation de l’ordre constitutionnel” et a exigé la libération immédiate et sans condition du président Umaro Sissoco Embaló, de hauts fonctionnaires et de membres du personnel électoral actuellement détenus.

 

La réaction ouest-africaine souligne la “tolérance zéro” de l’organisation envers tout changement anticonstitutionnel de gouvernement. Le Président de la Conférence a réaffirmé la position ferme de la CEDEAO, se disant “prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le rétablissement rapide de la gouvernance constitutionnelle”.

 

Alors que le processus électoral en était à une “étape décisive” selon les termes de la déclaration, la CEDEAO exige que ce processus “reprenne et s’achève sans contrainte, obstruction ou ingérence”. L’organisation met en garde les auteurs du putsch, les tenant “individuellement et collectivement responsables” de la sécurité des personnes détenues et de l’ensemble de la population.

 

Face à cette crise qui représente “une menace directe pour la stabilité du pays et de la région”, la CEDEAO a lancé un appel au calme à tous les acteurs politiques et à la population, les exhortant à “faire preuve d’une retenue maximale”.

 

L’organisation régionale assure qu’elle continue de suivre de près l’évolution de la situation et réaffirme son “engagement indéfectible à défendre les aspirations démocratiques du peuple de Guinée-Bissau”, alors que le pays traverse une nouvelle période d’incertitude politique.

Par Ibrahima Sory Touré

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