À la veille de l’ouverture officielle de la campagne présidentielle, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a réuni ce vendredi les professionnels des médias pour rappeler le cadre légal et mettre en garde les plateformes non conformes.
Le président de l’institution, Boubacar Yacine Diallo, a insisté sur la nécessité d’un environnement médiatique structuré et réglementé afin d’assurer une couverture électorale équitable et transparente. Il a particulièrement ciblé certaines web TV opérant en dehors du cadre légal, affirmant qu’elles sont étroitement surveillées. « Tous les jours, je les vois, c’est moi-même qui les photographie. Je suis en train de faire leur liste et je vais porter plainte contre eux », a-t-il averti.
Pour exercer légalement, une web TV doit respecter plusieurs critères : disposer d’une grille de programmes, d’une équipe, d’un quitus fiscal, être enregistrée au registre du commerce et bénéficier d’une autorisation du ministère de l’Information et de la Communication. Face à ces obligations, la majorité des plateformes irrégulières ont entamé leur régularisation, en se transformant en simples sites d’information déclarés.
Malgré cette période de mise en conformité, certains persistent à défier la loi. Boubacar Yacine Diallo a été formel : des poursuites judiciaires seront engagées contre eux, rappelant que l’exploitation d’un organe de presse non autorisé au Sénégal peut entraîner un à cinq ans de prison.
Cette fermeté s’inscrit, selon lui, dans une démarche plus large de protection de la profession journalistique et des jeunes talents. « C’est pour vous les jeunes journalistes. Si on n’assainit pas aujourd’hui, vous allez disparaître », a-t-il martelé.
Alors que la campagne présidentielle démarre officiellement ce vendredi à minuit, la HAC entend garantir une information crédible et équilibrée, dans le respect strict des règles déontologiques.
Par Madiba Kaba





