Invité sur TV5 Monde, le porte-parole du gouvernement et ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a défendu la victoire de Mamadi Doumbouya à la présidentielle du 28 décembre 2025. Il a mis en avant le bilan économique et social du président, réaffirmé la volonté de l’exécutif de respecter la justice et précisé la politique de non-alignement de la Guinée sur la scène internationale.
Quatre ans après le coup d’État qui a porté Mamadi Doumbouya au pouvoir, le président a remporté l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 avec plus de 86 % des suffrages. Son investiture est prévue pour le 17 janvier prochain.
Ousmane Gaoual Diallo a rejeté une lecture centrée sur les personnes. Selon lui, la victoire repose sur le bilan des quatre dernières années : plus de 2 000 km de voiries réalisés, croissance économique supérieure à 7 %, recrutement de plus de 20 000 jeunes, amélioration du pouvoir d’achat et sortie de la Guinée de la liste grise du GAFA pour la lutte contre la corruption.
Le ministre a souligné que la main du président reste tendue à tous les Guinéens, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, pour consolider la paix et l’unité nationale. Sur le retour des opposants en exil, il a précisé qu’aucune interdiction ne les empêche de rentrer, à condition de répondre aux exigences de la justice. « On ne peut pas prétendre diriger un pays tout en refusant de rendre compte », a-t-il ajouté.
Concernant la justice, le porte-parole a rappelé qu’elle est une exigence forte des Guinéens après des années d’impunité. Il a cité le procès du 28 septembre 2009 et les poursuites pour crimes économiques. Sur les grâces présidentielles et les recherches concernant les disparus, dont le journaliste Marouane Kamara et les activistes Billo Bah et Foniké Menguè, il a insisté sur la séparation des pouvoirs : les ministres n’ont pas accès aux dossiers judiciaires, mais la justice suit son cours. Le président a déjà accordé des mesures de clémence et le gouvernement continuera de plaider pour leur élargissement.
Pour la gouvernance future, Ousmane Gaoual Diallo a rappelé la nécessité d’une majorité parlementaire pour que l’exécutif puisse gouverner efficacement et imprimer sa marque au cours des sept prochaines années.
Sur le plan international, il a défendu la politique de non-alignement de la Guinée. Le pays coopère avec tous ses partenaires, Russie, Chine, France, États-Unis, en fonction de ses intérêts. Il a cité le projet minier de Simandou, financé à près de 20 milliards de dollars par un consortium international, comme exemple de cette stratégie visant à valoriser les ressources du pays sans s’aligner sur des agendas extérieurs.
Par Madiba Kaba





