À la DGI, les directeurs défilent. Mais certains parlent encore de Makhissa Camara longtemps après son départ. Son passage a laissé une trace.
Quand il a pris les rênes, c’était le chantier. L’administration fiscale patinait : les recettes ne décollaient pas, les démarches étaient un casse-tête et la confiance avec les contribuables, mise à mal. Il a fallu s’attaquer à tout ça.
Son approche ? Du concret, vite. Nouvelle organisation, suivi serré des services, obligation de résultats pour les agents. Les effets ont été visibles. Les chiffres de collecte ont commencé à grimper, nettement. La preuve, pour beaucoup dans le secteur, qu’on pouvait faire autrement.
Mais ce qu’on retient surtout, c’est la révolution du paiement en ligne. Avec la plateforme eTax, fini les files interminables. Payer ses impôts est devenu plus simple, plus rapide. Une modernisation qui a aussi assaini les processus en réduisant les contacts directs et certaines pratiques.
Côté management, l’homme a surpris. Un patron accessible ? Plutôt rare dans l’administration. Lui écoutait, discutait sans formalisme excessif, circulait dans les services. Une façon d’être qui a changé l’ambiance et remobilisé des équipes.
Bien sûr, tout n’a pas été simple. Mais son mandat reste perçu comme un tournant. Les décisions prises à l’époque ont façonné la DGI d’aujourd’hui.
Finalement, son passage est marquant pas par les polémiques, mais par l’héritage. Des systèmes qui tournent encore, une méthode qui a fait ses preuves, et le souvenir d’une gouvernance qui a montré qu’efficacité et proximité pouvaient aller de pair.
Par Madiba kaba-626205653





