Ce vendredi 27 février 2026, Ibrahima Sory Camara, président du Parti U.L.D (Unité et Liberté pour le Développement), a publié un message sur sa page Facebook pour exprimer ses préoccupations face à la récente communication du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation sur la mise en conformité des partis politiques.
Pour lui, le respect de la loi est fondamental, mais certaines exigences sont excessives et préoccupantes. Selon Ibrahima Sory Camara, la multiplication de conditions imposées à des partis déjà légalement reconnus crée une instabilité juridique et affaiblit la crédibilité du système de certification.
Le président de l’ULD dénonce particulièrement l’exigence de documents personnels, comme le quitus fiscal des dirigeants. « Un parti politique est une entité morale ; le soumettre à des conditions relevant de la situation personnelle de ses dirigeants ouvre la voie à des interprétations dangereuses et à un possible filtrage politique », écrit-il.
Pour lui, la mise en conformité ne doit pas devenir un instrument d’exclusion, d’asphyxie administrative ou de pression indirecte. Elle doit garantir la transparence, la clarté et l’égalité de traitement entre tous les acteurs politiques. Il appelle à une harmonisation stable et équitable des exigences pour préserver le pluralisme, la confiance entre les acteurs et la paix sociale.
Ibrahima Sory Camara conclut en avertissant que la démocratie ne peut se construire sur des obstacles administratifs ou des règles injustes, mais uniquement sur l’inclusion et l’équité pour tous. Sa sortie réaffirme l’engagement du Parti U.L.D à défendre un cadre politique juste et inclusif, à l’heure où la mise en conformité des partis est au centre des débats nationaux.
Par Madiba Kaba





