Ce dimanche 8 mars, à travers ses différents canaux digitaux, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a adressé un message fort à ses responsables, militants, sympathisants et à l’ensemble du peuple guinéen, suite à la dissolution de son parti par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), décision qu’il dénonce comme une atteinte directe au pluralisme politique et aux libertés publiques.
Dans son allocution, Cellou Dalein Diallo a dénoncé cette mesure comme une étape supplémentaire dans la restriction des libertés et le contrôle du paysage politique par le pouvoir. Selon lui, le pays traverse une période critique où les discours ne suffisent plus : les citoyens attendent des actes concrets pour réparer les injustices et restaurer les libertés fondamentales.
Revenant sur les événements du Coup d’État guinéen du 5 septembre 2021, il a rappelé que cette date marque le début d’un recul des acquis démocratiques, caractérisé par des restrictions des libertés publiques, des assassinats ciblés, des disparitions forcées, des enlèvements et des séquestrations. Il dénonce un climat de peur entretenu par le pouvoir et des violations qui touchent les citoyens les plus vulnérables, y compris les enfants, les femmes et les personnes âgées.
Pour l’opposant, la dissolution de l’UFDG s’inscrit dans une logique visant à instaurer un parti unique et une pensée unique, au détriment de la souveraineté populaire et du pluralisme démocratique. Il critique également le silence de la communauté internationale face à ces violations répétées.
Face à cette situation, Cellou Dalein Diallo appelle à une mobilisation générale et à la résistance. Il exhorte ses responsables, militants et sympathisants, ainsi que tous les Guinéens attachés aux valeurs de liberté et de justice, à s’unir pour défendre les libertés publiques et œuvrer au retour à l’ordre constitutionnel.
Il rappelle aussi la mémoire des martyrs et les sacrifices consentis par les militants dans la lutte pour la démocratie, soulignant que cette dette morale oblige chacun à persévérer pour vaincre l’injustice et l’oppression.
Concluant son allocution sur un ton combatif, Cellou Dalein Diallo cite Thomas Jefferson : « Quand l’injustice devient loi, la résistance devient un devoir », réaffirmant que la dignité du peuple guinéen et la défense des libertés ne sauraient être négociées. Il avertit : « La dictature ne passera pas, les tyrans tomberont tous », soulignant que seule une mobilisation collective permettra de préserver l’avenir démocratique de la Guinée.
Par Madiba Kaba





