L’actrice guinéenne Zenab Chérif est désormais libre. Elle a quitté, ce mercredi, la Maison centrale de Conakry où elle était détenue depuis plusieurs semaines, à la suite de son arrestation en février dernier à Kindia pour port illégal d’uniforme 
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, sa remise en liberté fait suite à des interventions discrètes menées par des acteurs du secteur culturel, soucieux de lui offrir une seconde chance.
À sa sortie, l’artiste a été conduite au ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat par Malick Kébé. Elle y a été reçue par le ministre Moussa Moïse Sylla, dans une atmosphère empreinte de sobriété.
Devant les responsables du département, Zenab Chérif n’a pas cherché à se dérober. Elle a reconnu son erreur et a tenu à présenter ses excuses, évoquant un acte qu’elle dit regretter.
« Je regrette profondément cet acte et je m’engage à ne plus jamais poser un tel geste », a-t-elle confié, la voix chargée d’émotion.
Cette affaire, qui a suscité de nombreuses réactions, remet au centre des discussions la question de la responsabilité des artistes et des figures publiques. Pour beaucoup, leur influence implique une vigilance accrue dans leurs comportements.
Dans le même temps, cet épisode met en lumière le rôle que peuvent jouer les institutions culturelles, non seulement dans la promotion des talents, mais aussi dans leur accompagnement lorsque surviennent des situations difficiles.
Pour Zenab Chérif, cette sortie de détention marque sans doute un tournant. Reste désormais à reconstruire, loin des polémiques, et à renouer avec le public à travers son art.
Par Madiba Kaba





