Course aux élections : sans démission, pas de candidature pour les membres des délégations spéciales

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A deux mois des élections communales et législatives prévues le 24 mai, les autorités passent à la vitesse supérieure. Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a, dans une lettre circulaire rendue publique ce mardi, fixé une règle claire à l’endroit des responsables locaux : impossible de se porter candidat tout en restant en fonction.

Le document, adressé aux gouverneurs de région, préfets et sous-préfets, rappelle que les présidents et membres des délégations spéciales sont concernés par une incompatibilité formelle entre leurs fonctions actuelles et toute ambition électorale. Une disposition qui, selon le ministère, s’appuie sur les textes en vigueur.

Dans les faits, tout responsable désireux de participer au scrutin doit d’abord quitter ses fonctions. La procédure est également précisée : une démission écrite, accompagnée d’un rapport de gestion, devra être transmise à la hiérarchie administrative.

Le calendrier, lui, ne laisse aucune marge. Les intéressés ont jusqu’au 27 mars 2026 pour se conformer à cette exigence. Au-delà de cette date, toute personne n’ayant pas officiellement démissionné sera automatiquement exclue de la course aux élections communales.

Sur le terrain, cette décision pourrait rebattre les cartes dans plusieurs collectivités, où certains responsables étaient pressentis comme candidats. Elle vise, selon les autorités, à éviter les conflits d’intérêts et à garantir un minimum d’équité entre les différents prétendants.

Le MATD a enfin instruit les représentants de l’État à tous les niveaux de veiller à l’application stricte de cette mesure. Un signal fort à l’approche d’un scrutin qui s’annonce déjà décisif pour le paysage politique local.

Par Madiba Kaba 

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