La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a tenu ce samedi à Abuja une session ordinaire marquée par un contexte régional tendu, où sécurité et stabilité politique ont été au cœur des débats.
Les dirigeants ouest-africains ont évalué la situation dans plusieurs pays, notamment la Guinée-Bissau et le Bénin, où des événements récents ont menacé l’ordre constitutionnel. La CEDEAO a réaffirmé sa position ferme : toute tentative de prise de pouvoir par la force sera sanctionnée et combattue par des moyens diplomatiques et, si nécessaire, sécuritaires.
Dans son allocution, le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, a insisté sur la nécessité d’une réponse collective et rapide face aux crises. « La stabilité de nos États est une responsabilité partagée », a-t-il déclaré, soulignant le rôle central du président sierra-léonais Julius Maada Bio dans la coordination des initiatives régionales.
Au-delà des questions politiques, la rencontre a été l’occasion d’évoquer les perspectives économiques et l’intégration régionale. Les chefs d’État ont discuté de la mobilisation des investissements intra-régionaux et de l’implication du secteur privé, avec la création du Conseil des affaires de la CEDEAO confiée à Aliko Dangote. Cette initiative vise à stimuler la croissance et à favoriser une coopération économique durable entre les pays membres.
La journée de travaux s’est conclue sur un message clair : malgré les défis actuels, la CEDEAO reste un acteur déterminé à protéger la démocratie, renforcer la sécurité collective et promouvoir le développement régional.
Par Ibrahima Sory Touré





