Nos rues ne sont pas des poubelles : chaque geste compte

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On a tous vu ces caniveaux bouchés, ces tas d’ordures qui s’accumulent au coin des rues, ces sachets plastiques qui volent sur les marchés. On finit par croire que c’est normal, presque habituel. Et pourtant, ça ne devrait pas l’être.

Quand on jette un déchet par terre, on ne pense pas toujours aux conséquences. Ce sachet, cette bouteille, cette épluchure… ils finissent quelque part. Dans un caniveau qui débordera à la première pluie. Dans la gorge d’un enfant qui joue. Dans l’eau que quelqu’un boira un peu plus bas.

Personne n’aime vivre dans les ordures. Alors pourquoi continuer à salir ce qui nous appartient à tous ? Personne ne jetterait ses déchets au milieu de son salon. La rue, c’est notre salon à tous. Elle mérite le même respect.

Ce n’est pas compliqué : un papier à jeter ? On le garde jusqu’à la poubelle. Mon caniveau est sale ? Je le nettoie, sans déplacer les déchets chez le voisin. Je vois quelqu’un jeter un déchet par terre ? Je lui dis, poliment, que ça ne se fait pas.

Les autorités font leur part. Des agents nettoient, des camions passent. Et sur le terrain, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, est présent pour montrer l’exemple et rappeler à chacun que la propreté des rues commence avec nous tous. Mais l’État ne peut pas être derrière chacun de nous à chaque instant. Si on attend tout des pouvoirs publics sans rien faire nous-mêmes, on n’y arrivera jamais.

Changer, ça commence aujourd’hui. Personne ne deviendra parfait du jour au lendemain. Mais si chacun fait un petit effort, si chacun met un peu du sien, les rues de Conakry peuvent changer de visage.

Pas besoin de grands discours. Juste de gestes simples, chaque jour, par tout le monde. Parce qu’une ville propre, ce n’est pas seulement celle qu’on nettoie. C’est celle qu’on ne salit pas.

Et pendant l’hivernage, ces gestes deviennent une question de vie ou de mort. Chaque année, quand les premières pluies arrivent, Conakry pleure. Des quartiers entiers sous les eaux. Des maisons emportées. Des enfants qui ne verront pas la fin de la saison.

On dit que ce sont les pluies qui tuent. Mais ce sont nos gestes, posés des mois avant, qui préparent ces drames. Ce sachet jeté dans le caniveau en février devient un barrage en juillet. Ces gravats laissés dans la rue empêchent l’eau de passer. Cette vieille carcasse de lit abandonnée dans un fossé fait déborder le ruisseau.

L’eau ne tue pas. C’est ce qu’on met sur son passage qui tue.

Alors nettoyons devant chez nous, aujourd’hui, pas demain. Ne transformons pas nos rues en décharges. Ouvrons les yeux sur ce que nos gestes provoquent.

Parce qu’un caniveau propre, ce n’est pas juste plus beau. C’est une famille qui ne sera pas évacuée en pleine nuit. C’est un enfant qui pourra jouer sans risquer d’être emporté. C’est une vie qui continue.

L’hivernage arrive. Ce que nous faisons maintenant décidera de qui sera là pour le prochain. Et grâce à l’engagement du ministre Aboubacar Camara sur le terrain, chaque geste compte pour faire de Conakry une ville plus propre et plus sûre.

 

Par Madiba kaba-626205653 

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