La vie politique guinéenne vient de connaître un tournant majeur. Dans un arrêté rendu public dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars 2026, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a annoncé la dissolution de plusieurs partis politiques évoluant sur l’échiquier national.
Parmi les formations les plus connues concernées par cette décision figurent l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) dirigée par Cellou Dalein Diallo, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré, ainsi que le RPG Arc-en-ciel, ancien parti au pouvoir fondé par l’ex-président Alpha Condé.
La mesure touche également d’autres formations politiques, dont le Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) de Fodé Bangoura, le Groupe d’Études et de Concertation pour l’Intégration (GECI), ainsi que le Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée (RDIG) de Jean‑Marc Telliano, entre autres.
Pour l’heure, les raisons précises ayant conduit à ces dissolutions n’ont pas été détaillées dans l’arrêté rendu public par le MATD. Cette décision intervient toutefois quelques jours après l’octroi d’un moratoire accordé à plusieurs partis politiques afin de leur permettre de se mettre en conformité avec les dispositions légales régissant le fonctionnement des formations politiques en Guinée.
Cette vague de dissolutions pourrait avoir des répercussions importantes sur la vie politique nationale, notamment dans un contexte marqué par les préparatifs des prochaines échéances électorales.
En attendant les réactions officielles des partis concernés, cette décision suscite déjà de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Par Ibrahima Sory Touré





