La Direction Générale des Élections (DGE) a dévoilé ce mercredi 22 octobre les conditions financières pour la présidentielle du 28 décembre 2025. Le ton est donné : la transparence et la rigueur budgétaire seront les maîtres mots du scrutin.
Selon le communiqué officiel, chaque candidat devra verser une caution de 900 millions de francs guinéens (GNF) avant le 8 novembre 2025. Ce montant, jugé élevé par certains observateurs, vise selon la DGE à « garantir le sérieux des candidatures et à réduire les participations sans projet politique solide ».
En plus de cette caution, les candidats devront ouvrir un compte bancaire unique, exclusivement réservé aux opérations de campagne. Ce compte sera supervisé par un gestionnaire financier, désigné par le candidat, afin d’assurer la traçabilité et la transparence de toutes les transactions.
La DGE précise également que l’État mettra en place un fonds électoral d’appui destiné à soutenir l’ensemble des candidats. Si le montant global de ce fonds n’a pas encore été officiellement communiqué, il devrait, selon certaines sources, représenter un appui conséquent pour permettre une campagne plus équitable.
Avec ces nouvelles règles, la DGE entend assainir le financement politique et promouvoir une gestion plus responsable des ressources électorales. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte où la crédibilité du processus électoral dépend en grande partie de la transparence des flux financiers.
En fixant à 900 millions GNF la caution présidentielle, la DGE place la barre haut et envoie un signal fort : la course au fauteuil suprême se jouera désormais sous le signe de la discipline, de la clarté et de la responsabilité financière.
Par Adama Dian Bah





