Dr Faya Millimouno, leader du Bloc Libéral, critique vivement le montant de la caution fixée à 900 millions de francs guinéens (GNF) pour l’élection du 28 décembre 2025. Selon lui, cette somme dépasse largement le simple formalisme électoral et constitue un obstacle pour de nombreux candidats potentiels.
En retraçant l’évolution historique de la caution, il rappelle qu’en 2005, celle-ci s’élevait à 50 millions GNF. La hausse progressive au fil des années, notamment en 2010 et en 2015, a conduit à un montant jugé prohibitif, pouvant limiter l’accès à la candidature pour certains acteurs politiques. Pour Faya Millimouno, ces augmentations successives semblent davantage répondre à des logiques d’exclusion qu’à des impératifs techniques ou financiers.
Cette critique met en lumière la question de l’égalité d’accès au processus électoral. Selon lui, un tel niveau de caution pourrait réduire la pluralité politique et entraver la participation démocratique, au détriment d’une compétition ouverte et équitable.
En soulignant l’importance de mécanismes financiers plus accessibles, Dr Faya Millimouno relance le débat sur la nécessité de garantir que l’élection reste ouverte à tous, sans obstacles économiques excessifs, afin de préserver la transparence et la représentativité du système politique guinéen.
Par Ibrahima Sory Touré




