L’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, a retrouvé la liberté ce mardi, après avoir purgé la peine de trois ans et six mois de prison à laquelle il avait été condamné par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Cette libération met fin à un long chapitre judiciaire suivi de près par l’opinion publique guinéenne.
Incarcéré depuis le 27 avril 2022 à la Maison centrale de Conakry, Damaro Camara était poursuivi pour détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite, des accusations liées à sa gestion des ressources publiques sous le régime d’Alpha Condé, renversé le 5 septembre 2021 par le CNRD.
Son procès devant la CRIEF, marqué par de nombreux rebondissements, avait acquis une dimension symbolique, perçu comme un test de la volonté des autorités de transition à lutter contre l’impunité. Reconnu coupable en appel, Damaro Camara a purgé l’intégralité de sa peine, mettant fin à une saga judiciaire qui aura durablement marqué le paysage politique du pays.
Son retour à la vie civile intervient dans un contexte où gouvernance et reddition des comptes restent au centre des débats nationaux. Reste à savoir si l’ancien président du Parlement choisira de se tenir en retrait ou s’il réinvestira le débat politique.
Repère Guinée suivra attentivement les prochaines étapes de ce dossier et les prises de position de l’ex-parlementaire, offrant à ses lecteurs un regard précis sur l’évolution d’une figure politique toujours influente.
Par Madiba kaba-626205653





