Le président du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah, s’est adressé ce lundi aux enseignants du pays pour faire le point sur les négociations en cours et rappeler l’importance du respect des procédures syndicales.
Dans son intervention, M. Soumah a insisté sur le fait que le SLECG agit toujours dans le respect de la loi et que le déclenchement d’une grève ne peut se faire que lorsque les discussions sont bloquées ou n’avancent plus. « Nous sommes un syndicat responsable ; il y a des avancées dans les négociations », a-t-il précisé.
Il a rappelé que trois points prioritaires avaient été définis : le déblocage des salaires des enseignants, la mise en place du statut particulier de l’éducation et l’engagement des anciens enseignants. D’importants progrès ont déjà été enregistrés, notamment le déblocage partiel des salaires et la revalorisation de plusieurs primes pour l’enseignement préuniversitaire : la prime de craie est passée de 125 000 à 500 000 francs, la prime de préparation de 100 000 à 500 000 francs et la prime de documentation de 300 000 à 1,5 million de francs.
Aboubacar Soumah a salué la discipline et l’engagement des enseignants, qui ont respecté le mot d’ordre de continuer les cours malgré les pressions pour déclencher la grève. Il a également condamné les actes de violence de certains élèves et groupes et insisté sur l’importance de respecter les principes et la loi dans toute action syndicale.
Enfin, le président du SLECG a précisé que les discussions sur d’autres points transversaux, tels que les indemnités de logement et de transport, se poursuivront dans les prochaines négociations, mais que le protocole partiel signé représente déjà un acquis important pour les enseignants pré-universitaires.
Par Madiba Kaba





