Ce mercredi 17 décembre 2025, à Kindia, Boubacar Yacine, président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), a tenu un discours fort devant les journalistes, rappelant que la carte de presse est indispensable pour exercer la profession en Guinée.
« Tout individu non détenteur de la carte de presse ne peut pas exercer la profession », a-t-il déclaré. « Par le passé, certains journalistes indélicats ont contribué à des accusations injustes contre des ministres, aboutissant à des limogeages avant que la justice ne rétablisse la vérité ».
Le président a souligné les efforts pour assainir le secteur :
« Ceux qui avaient infiltré ou infesté la presse se sont retrouvés dehors. Aujourd’hui, c’est la presse elle-même qui s’autosaisit pour s’assainir. Les associations professionnelles, patronales ou corporatives, ont joué un rôle clé dans ce processus. »
Pour faciliter l’accès à la carte de presse, la HAC a supprimé la caution initiale et mis en place un système d’enrôlement dans les rédactions, couvrant toutes les régions, de Conakry à Yomou, Lola, Lelouma et Boke Kundara. « Aucun journaliste ne pouvait plus avancer comme excuse le manque d’argent ou de transport pour obtenir la carte », a précisé Boubacar Yacine.
Le processus a été simplifié grâce à des points focaux régionaux : ils collectent les dossiers, qui sont ensuite examinés à la HAC. Les cartes produites sont renvoyées aux points focaux pour distribution locale. Cette démarche permet, selon lui, une application saine et équitable de la loi.
Il a enfin rappelé :
« Si la carte de presse est inscrite dans la loi, elle n’est pas facultative. Tout journaliste qui n’accède pas aux informations n’en est pas un. Il devient un citoyen ordinaire qui partage des informations sur les réseaux sociaux sans exercer le journalisme professionnel. »
La rencontre à Kindia a permis de rappeler aux journalistes l’importance du respect de la loi et du professionnalisme, tout en saluant les efforts pour un secteur plus sain et transparent.
Par Madiba Kaba





