Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a annoncé ce mardi le maintien de la suspension de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), initialement prononcée en août dernier. Selon une lettre officielle portant la référence N°1758, le gouvernement évoque des « manquements substantiels » aux textes régissant les partis politiques, malgré la soumission de documents complémentaires par le parti.
Cette décision fait suite à l’examen d’une commission d’évaluation mise en place après la suspension initiale de 90 jours, le 20 août 2025 (Décision N°0011/MATD/DGAP/CAB/2025). Le ministre Ibrahima Kalli Condé, signataire de la lettre, reconnaît la coopération de l’UFDG, mais souligne que les anomalies relevées n’ont pas été corrigées.
Le document officiel mentionne cinq manquements persistants : l’absence de congrès depuis 2015, le défaut de procès-verbaux électifs au niveau des structures locales, la substitution irrégulière d’une convention nationale à un congrès statutaire, une composition non conforme des organes de direction et l’organisation d’activités politiques dans les démembrements locaux malgré la suspension.
Le MATD fixe un délai de six mois, à compter du 25 novembre 2025, pour que l’UFDG se mette en conformité avec la nouvelle loi organique sur les partis politiques (L/2025/035/CNT). « Passé ce délai, et faute de régularisation effective, votre parti s’exposera à la perte de son statut juridique », avertit la lettre. L’échéance clé est ainsi fixée autour du 25 mai 2026.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de renforcement du cadre légal entourant les partis politiques en Guinée et illustre la volonté des autorités de transition d’imposer une stricte conformité aux nouvelles dispositions. L’UFDG, principal parti de l’opposition, se retrouve sous une pression administrative et politique accrue.
Par Madiba Kaba





