Lundi 29 juin 2026, sur le plateau de l’émission Parlons Vrai diffusée par IBM Soul TV, le secrétaire général du Syndicat professionnel de la presse de Guinée (SPPG), Sékou Jamal Pendessa, est revenu sur ses relations avec les autorités et plusieurs échanges avec le président Mamadi Doumbouya.
Dans son intervention, il a tenu à partager son appréciation du chef de l’État en ce qui concerne le secteur des médias. Il déclare : « Le président Mamadi Doumbouya avait de très bonnes intentions pour la presse, il faut le dire clairement ».
Revenant sur une rencontre au Palais du Peuple dans le cadre des consultations nationales, le syndicaliste explique que son organisation aurait d’abord rencontré des difficultés pour prendre la parole. Selon lui, la situation a été corrigée après l’intervention du chef de l’État. Il raconte : « on voulait nous priver de la parole alors qu’on avait notre mémo à déposer au nom des employés des médias ».
Il ajoute que le président aurait donné instruction de leur permettre de s’exprimer : « Donnez-leur le micro », ce qui a permis au syndicat de présenter ses préoccupations.
Sékou Jamal Pendessa indique avoir ensuite exposé les difficultés du secteur des médias et remis un mémorandum contenant les propositions du syndicat.
Il affirme que ce document a été directement transmis aux autorités. « Mon mémo est venu directement vers lui sur sa table », confie-t-il.
Il soutient également que certaines de ces propositions auraient été prises en compte dans les réformes engagées dans le secteur, évoquant une amélioration du positionnement de la Guinée dans les classements internationaux sur la liberté de la presse.
Le syndicaliste revient aussi sur une autre rencontre tenue en 2022 à la présidence, au cours de laquelle il dit avoir de nouveau été empêché de s’exprimer. Il affirme toutefois que le président Mamadi Doumbouya est venu personnellement à sa rencontre après la cérémonie. « Il s’est déplacé pour venir à ma table… Il dit : “Je vous écoute” », rapporte-t-il.
Sékou Jamal Pendessa évoque par ailleurs l’attribution d’un bureau au syndicat au sein de la Maison de la Presse, une décision qu’il attribue à une instruction du président « Le syndicat aura son bureau à la maison de la presse », rappelle-t-il.
Enfin, il revient sur les difficultés rencontrées après son incarcération en 2024, affirmant avoir subi des pressions et des menaces. Malgré cela, il assure poursuivre son engagement en faveur de la liberté de la presse en Guinée.
« Puisque Dieu est avec nous, nous continuons de défendre la vérité et l’intérêt général de la corporation et de la nation », conclut-il.
Par Madiba Kaba





