À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, l’intersyndicale de l’éducation monte au créneau. Réunis ce lundi 21 septembre, les responsables de la FSPE, du SLECG et du SNE dénoncent le non-respect, selon eux, de plusieurs engagements contenus dans le protocole d’accord signé avec le gouvernement le 3 janvier 2026.
La principale revendication porte sur l’engagement des enseignants contractuels ayant déjà franchi différentes étapes d’évaluation et obtenu la moyenne.
Pour Kadiatou Bah, secrétaire générale du SLECG, ces enseignants doivent bénéficier d’une priorité dans le processus d’engagement, conformément aux dispositions du protocole d’accord.
« Dans l’article 7 de notre protocole d’accord, il a été question que la situation des enseignants ayant obtenu la moyenne à cette évaluation sera mise en priorité au prochain engagement. Engagement est différent de concours. Tous ceux qui sont dans cette situation, qui ont la moyenne, n’ont plus besoin de reprendre le processus », a-t-elle déclaré.
L’intersyndicale rappelle que plusieurs de ces enseignants ont déjà été concernés par des opérations de recensement, de biométrie et d’évaluation pratique. Elle estime que ces étapes ne devraient pas être reprises par ceux qui les ont déjà franchies.
Les syndicats mettent également sur la table la question des salaires de certains anciens enseignants, ainsi que la régularisation de plusieurs dossiers administratifs.
Le président du SLECG, Aboubacar Soumah, demande notamment le déblocage des salaires concernés et l’engagement des anciens contractuels conformément au protocole signé avec le gouvernement.
« Nous demandons le déblocage de salaire de tous les anciens dont les salaires sont bloqués depuis 2023 jusqu’en 2026. Nous demandons également l’engagement des anciens contractuels conformément au protocole d’accord », a-t-il indiqué.
L’intersyndicale sollicite par ailleurs l’intervention du Conseil national du dialogue social afin que les différents engagements soient appliqués.
À l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 5 octobre prochain, les organisations syndicales maintiennent ainsi la pression sur les autorités et appellent les enseignants à rester mobilisés autour de leurs revendications.
Par Madiba Kaba





