Présidentielle du 28 décembre : « Le président de la Transition est juge et partie », accuse Cheick Abdoul Camara

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 À quelques semaines de la présidentielle du 28 décembre 2025, Cheick Abdoul Camara, candidat indépendant, affirme : « Le président de la Transition est juge et partie ».

Il dénonce le remplacement de l’Organe Technique Indépendant de Gestion des Élections (OTIGE), prévu par la Constitution, par la Direction Générale des Élections (DGE), créée par décret présidentiel et placée sous la tutelle du ministère de l’Administration du Territoire. Selon lui, ce changement compromet l’indépendance du processus électoral et viole le principe de neutralité.

Le candidat critique également un système de parrainage qu’il qualifie de « verrouillé et discriminatoire ». Selon lui, les délégations spéciales nommées en avril 2024, dont le mandat a expiré, « n’ont accepté de parrainer aucun autre candidat indépendant que le Président de la Transition ». Cela, estime-t-il, empêche toute candidature indépendante et viole le principe d’égalité entre les candidats.

Cheick Abdoul Camara remet en question la promulgation du code électoral le 27 septembre 2025. Il précise que « toute loi organique doit être soumise au contrôle préalable de la Cour constitutionnelle », ce qui n’a pas été fait, rendant le texte « juridiquement nul » et tous les actes fondés sur lui « nuls et de nul effet ».

Il souligne plusieurs incohérences entre la Constitution et le code électoral, notamment l’âge minimum pour être candidat (44 ans selon le code contre 40 ans selon la Constitution), la présomption d’innocence et la question du parrainage exercé par des délégations spéciales au lieu des maires.

Face à ces irrégularités, Cheick Abdoul Camara indique avoir saisi la Cour suprême le 31 octobre 2025, via son avocat Me Mamoudou Sané, avec deux requêtes : l’une pour annuler les actes administratifs illégaux, l’autre pour obtenir un sursis à exécution en attendant un jugement sur la constitutionnalité du code électoral.

En conclusion, le candidat lance un appel à tous les citoyens : « Ce combat n’est pas celui d’un homme seul, mais celui d’un peuple qui refuse la confiscation de ses droits ». Il réaffirme son engagement pour une Guinée « libre, juste et souveraine ».

Par Madiba kaba-626205653  

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