La Guinée traverse une période préoccupante face à la recrudescence des enlèvements, le cas le plus récent touchant les enfants d’Eli Kamano. Interrogé ce jeudi à la Primature, l’Inspecteur Général de police Kémo Oularé, chef de cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, a livré des propos clairs sur la situation sécuritaire.
« Il n’y a pas un risque d’insécurité à 100%. Il y a toujours des velléités. Le délinquant cherche toujours une opportunité pour commettre son crime », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Même aux États-Unis, il y a des enlèvements. Il y a même des tirs à l’arme. Les pays qui sont censés être beaucoup plus sécurisés ne sont pas épargnés. »
Malgré ces constats, Kémo Oularé assure que les forces de sécurité guinéennes sont pleinement mobilisées. « Nos services de police et de protection civile s’investissent moralement, physiquement et techniquement pour réduire le taux de criminalité en République de Guinée. » Il a rappelé les opérations Épervier et Ouragan, menées pour lutter contre la criminalité urbaine et transnationale.
À quelques jours de la présidentielle, l’Inspecteur Général a insisté sur la coordination entre les différentes institutions : « Il y a une franche collaboration interinstitutionnelle entre les services d’application de la loi, par exemple la gendarmerie et la police. Les commissions travaillent déjà pour qu’il y ait vraiment le risque zéro de criminalité pendant cette phase électorale. »
Ancien cadre d’Interpol, il a expliqué que son retour en Guinée vise à partager son expérience afin de renforcer la sécurité : « L’État a jugé nécessaire que je revienne pour approcher le service public de la population et rendre vraiment la vie paisible en République de Guinée. »
Si ces mesures visent à protéger la population, elles rappellent aussi la gravité du contexte sécuritaire. Au-delà du cas récent des enfants d’Eli Kamano, la Guinée a été confrontée à d’autres disparitions inquiétantes, notamment Foniké Mengué, Billo Bah et le journaliste Marouane Kamara, soulignant l’urgence d’une vigilance accrue à travers tout le pays.
Madiba kaba





