Permis moto : le Ministère des Transports rassure, aucune obligation immédiate ni contrôle automatique

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Par un communiqué officiel, le Ministère des Transports a annoncé le lancement, ce 29 novembre 2025, du processus d’obtention du permis de conduire de « catégorie Moto ». Cette mesure, longtemps attendue dans le cadre de la réforme de la sécurité routière, vise à mieux encadrer la conduite des deux-roues en Guinée.

 

Dans son annonce, le département a tenu à clarifier les modalités d’application, affirmant qu’« aucune obligation immédiate de détenir un permis catégorie moto n’est instaurée » et qu’« aucun contrôle automatique n’est prévu dans l’immédiat ». Une précision importante pour éviter toute confusion parmi les conducteurs, souvent préoccupés par l’entrée en vigueur de nouvelles règles.

 

Le ministère rappelle que cette décision découle de huit mois de travaux menés par une commission technique composée de représentants du Ministère des Transports, des syndicats professionnels, de l’Association des auto-écoles, de l’Opérateur Technique THOMAS GREG, des centres médicaux agréés et de la Police Routière.

 

Le processus d’obtention du permis suivra les étapes classiques : inscription dans une auto-école agréée, formation théorique et pratique, puis examens de code et de conduite. Aucun raccourci ni procédure exceptionnelle n’est prévu, afin d’assurer un niveau de compétence uniforme parmi les futurs détenteurs du permis moto.

 

Le Ministre des Transports et Porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoud DIALLO, invite les conducteurs « à s’inscrire, à partir du 29 novembre 2025, dans les auto-écoles agréées » et appelle « l’ensemble des citoyens à la sérénité ».

 

Le communiqué met également en garde contre toute falsification ou contrefaçon du permis. Les infractions liées à ces pratiques sont sévèrement punies par la loi, avec des peines allant de 5 à 10 ans de prison et des amendes comprises entre 50 et 150 millions de francs guinéens, conformément à l’article 613 du Code pénal.

Avec cette mesure, l’État entend renforcer la sécurité routière et professionnaliser la conduite des motos, un moyen de transport omniprésent dans le pays, souvent impliqué dans un nombre élevé d’accidents.

 

Par Ibrahima Sory Touré

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