Conakry : le Festival International du Djembé et des Percussions 2026 officiellement lancé au CCFG

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Les choses sérieuses commencent pour le monde de la culture en Guinée. Ce samedi, le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) a vibré au rythme des premières notes de la deuxième édition du Festival International du Djembé et des Percussions (FID 2026). Prévu du 8 au 13 décembre prochain à Conakry, ce rendez-vous affiche une ambition claire : replacer le pays au centre de la scène culturelle mondiale.
​Pour ce coup d’envoi, les organisateurs ont misé sur du lourd. Le public a eu droit à des démonstrations portées par des monuments de la percussion guinéenne, notamment les doyens Famoudou Konaté (83 ans) et Fatou Abou Camara (73 ans). À leurs côtés, l’artiste Ba Cissoko, les Ballets Djoliba et la troupe Sabou Gnouma ont rappelé à quel point le patrimoine rythmique national reste une référence. Un vibrant hommage a également été rendu aux pionniers, de Fodéba Keïta aux mythiques Ballets africains.


​Au-delà du spectacle, l’événement s’inscrit dans une dynamique politique et économique globale. Miryam Sylla, cheffe de projet chez Circus Baobab, a salué l’alignement de cette initiative avec la vision du président Mamadi Doumbouya, qui intègre la culture dans les grands axes de développement du programme Simandou 2040. Un constat partagé par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, fortement mobilisé sur le dossier. Signe de l’importance stratégique du projet, le festival bénéficie du parrainage de Mariama Ciré Sylla (ministre de l’Économie, des Finances et du Budget) et de Mourana Soumah (ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation).


​Sur le plan de l’organisation, l’expert international Ousmane Boudaouné a dévoilé le gros point fort de cette édition : l’installation d’un grand village éphémère à Matam. Ce quartier, historique pour le djembé, va devenir le cœur battant du festival pendant une semaine, accueillant des masterclass, des ateliers de fabrication d’instruments, des concerts et des rencontres

​Le ministre Moussa Moïse Sylla a rappelé le chemin parcouru depuis la toute première édition en 1999 et sa relance en 2024, concédant qu’une continuité aurait déjà fait de la Guinée la capitale incontestée du genre. Mais pour lui, l’heure est au rattrapage. Le but est désormais de structurer une véritable économie autour de ces métiers d’art, de valoriser les maîtres percussionnistes et de doper le tourisme local.
​En décembre prochain, Conakry s’attend donc à recevoir les passionnés du monde entier pour six jours de célébration et de transmission d’un héritage unique.

Par Madiba Kaba 

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