La cérémonie de signature de la convention de financement pour la rénovation et l’extension du Musée national de Guinée s’est tenue ce lundi 30 mars au Musée national, en présence des autorités guinéennes et de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a posé les bases de la vision portée par le gouvernement, en rappelant le rôle fondamental des musées dans la société. « Les musées sont les gardiens de la mémoire collective », a-t-il affirmé, soulignant leur importance dans la construction de l’identité nationale et la transmission du patrimoine.
Il a également inscrit la Guinée dans une dynamique internationale, évoquant des institutions de référence telles que le British Museum, le Louvre ou encore le Musée des civilisations noires de Dakar. Longtemps confronté à la vétusté et à la fermeture, le Musée national de Sandervalia s’apprête désormais à renaître. « Ce musée, demain rénové, sera l’écrin qui accueillera dignement les trésors de notre patrimoine », a déclaré Moussa Moïse Sylla, dans un contexte marqué par la restitution progressive des biens culturels 
Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a mis en avant la portée économique du projet. « Investir dans la culture n’est pas un luxe, c’est un investissement stratégique », a-t-elle indiqué, précisant que ce projet, doté d’un budget global de 16 millions d’euros financé par l’Agence française de développement (AFD), constitue un levier de diversification économique, de création d’emplois et de renforcement de l’attractivité touristique et scientifique du pays.
La ministre a également insisté sur les engagements de l’État guinéen en matière de gouvernance et de transparence. « Chaque euro financé devra produire des résultats tangibles pour nos populations », a-t-elle assuré.
De son côté, le directeur général de l’AFD, Rémy Rioux, a salué un projet emblématique illustrant la convergence entre culture et développement. « Un prêt, c’est croire en l’avenir d’un pays », a-t-il déclaré, mettant en avant la confiance des partenaires dans la capacité de la Guinée à transformer cet investissement culturel en richesse durable. Il a également rappelé la solidité du partenariat entre la Guinée et la France, tout en soulignant que « le développement et la culture ne sont pas opposés, ils sont indissociables ».
Structuré autour de quatre axes réhabilitation des infrastructures, refonte du projet scientifique et culturel, amélioration de la gouvernance et promotion de l’inclusion , ce projet vise à faire du Musée national de Guinée un établissement moderne, accessible et attractif.
Au-delà de Conakry, les autorités ont annoncé la construction prochaine de musées régionaux à Kankan, Mamou, N’Zérékoré, Boké et Kindia, en cohérence avec la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, à travers le programme Simandou 2040.
À travers cette initiative, la Guinée réaffirme sa volonté de valoriser son patrimoine et de renforcer son identité culturelle. « Nous ne réclamons pas seulement nos œuvres, nous construisons le foyer qui les accueillera », a résumé le ministre Moussa Moïse Sylla.
Un message fort qui consacre la culture comme un levier essentiel du développement durable et du rayonnement de la Guinée.
Par Ibrahima Sory Touré





