La liberté de la presse connaît en 2026 son niveau le plus faible depuis un quart de siècle à l’échelle mondiale.
C’est ce que révèle le dernier classement publié par Reporters sans frontières, qui alerte sur une dégradation généralisée des conditions d’exercice du journalisme dans de nombreux pays.
Dans ce contexte mondial préoccupant, la Guinée est également concernée par ce recul. Le pays occupe désormais la 113e place sur 180 États évalués, contre la 103e place l’année précédente, soit une perte de dix rangs dans le classement annuel.
Selon RSF, cette position reflète une situation qualifiée de « difficile », marquée par des contraintes persistantes sur l’activité des médias. Les journalistes évoluent dans un environnement où l’accès à l’information, l’indépendance éditoriale et les conditions de travail restent fragilisés par divers facteurs institutionnels et économiques.
À l’échelle mondiale, le rapport souligne que plus de la moitié des pays sont désormais classés dans des situations difficiles ou très graves. La liberté de la presse, autrefois plus répandue, ne concerne aujourd’hui qu’une minorité de populations vivant dans des États considérés comme pleinement favorables aux médias.
En Afrique de l’Ouest, plusieurs pays enregistrent également des reculs importants, notamment le Niger, le Mali et le Burkina Faso, dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires et politiques.
Pour la Guinée, cette 113e place constitue un signal d’alerte sur la nécessité de renforcer la protection des journalistes et de garantir un environnement médiatique plus stable. Les acteurs du secteur estiment que la consolidation de la liberté de la presse reste un enjeu central pour la démocratie et le droit à l’information.
RSF appelle enfin les autorités et les institutions à agir pour inverser la tendance mondiale et préserver les acquis fondamentaux liés à la liberté d’expression.
Par Madiba Kaba





