Les audiences se poursuivent devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) dans l’affaire impliquant Badra Koné et plusieurs autres prévenus. Ce mardi, les débats ont véritablement pris une nouvelle tournure avec l’examen de plusieurs exceptions soulevées par la défense.
Dès l’ouverture de l’audience, les avocats de Badra Koné ont tenté d’obtenir une suspension des poursuites, invoquant des dispositions du code électoral. Selon eux, leur client ne pouvait faire l’objet de poursuites avant la proclamation officielle des résultats électoraux, sauf en cas de flagrant délit. La défense a ainsi estimé que les faits reprochés ne répondaient pas aux critères de cette exception juridique.
Face à cette argumentation, le ministère public a affiché une position ferme. Le procureur spécial a contesté la validité de cette requête, estimant qu’elle ne reposait pas sur des bases juridiques solides. Il a rappelé que la CRIEF dispose d’un cadre légal spécifique lui permettant d’examiner des dossiers liés aux infractions économiques et financières, indépendamment de certains privilèges de juridiction.
Les représentants de la partie civile ont également soutenu cette lecture, demandant à la Cour de poursuivre l’instruction du dossier sans interruption.
Après une suspension de séance destinée à permettre aux magistrats de délibérer, la Cour a finalement rendu sa décision. La demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense a été rejetée. Les juges ont également écarté l’exception soulevée, considérant qu’elle ne constituait pas un obstacle à la poursuite des débats.
Cette décision ouvre ainsi la voie à la poursuite de l’examen du fond de l’affaire, dans un dossier qui continue de retenir l’attention de l’opinion publique et du monde judiciaire.
Par Madiba kaba





