Abdourahamane Baldé : « Le destin ne se subit pas, il se fabrique »

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Dans un message publié samedi 4 avril sur sa page Facebook, Abdourahamane Baldé, Directeur général du Fonds national d’insertion des jeunes (FONIJ), invite ses concitoyens à sortir d’une vision fataliste de l’avenir. Selon lui, l’idée selon laquelle le destin serait tracé d’avance entretient l’inaction et freine le développement des sociétés. « Le destin se fabrique », écrit-il, appelant chacun à rompre avec la résignation.

 

Le responsable oppose deux attitudes. D’un côté, il y a ceux qui conçoivent les technologies, structurent les récits et influencent les dynamiques mondiales. De l’autre, ceux qui se contentent d’observer, d’analyser ou de commenter sans jamais prendre part à l’action. Il prend l’exemple de l’intelligence artificielle : pendant que certains pays expérimentent et avancent, d’autres, regrette-t-il, en sont encore à organiser des conférences et des panels pour découvrir le sujet.

 

Au-delà du constat technologique, Abdourahamane Baldé s’attaque à une tendance qu’il juge profondément ancrée dans les mentalités : celle de tout remettre entre les mains de Dieu, y compris ce qui relève de l’effort humain, de la réflexion et de la création. Il considère cette posture comme une forme de renoncement, à la fois intellectuel et spirituel.

 

Pour le Directeur général du FONIJ, la question de la souveraineté est directement liée à la capacité de produire. « Un peuple qui ne crée pas finit par vivre dans le monde des autres », prévient-il, alertant sur les risques de dépendance culturelle, technologique et économique. Il appelle donc à l’émergence d’une élite engagée, capable de rompre avec les habitudes et de chercher des solutions concrètes en s’appuyant sur les ressources locales, trop souvent sous-exploitées.

 

Son message se termine sur une invitation claire : sortir de la posture de spectateur pour devenir acteur. L’avenir, insiste-t-il, ne se décrète pas, il se construit. Par cette prise de parole, Abdourahamane Baldé relance le débat sur la responsabilité des sociétés dans leur propre trajectoire, et plus particulièrement celle de la jeunesse, qu’il invite à se mettre au travail sans attendre.

 

Par Madiba Kaba 

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