La Haute Autorité de la Communication ne plaisante plus. À quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne pour les législatives et les communales, l’institution présidée par Boubacar yacine Diallo rappelle une fois encore aux médias et aux acteurs politiques que la propagande est formellement interdite avant le début de la période autorisée.
Dans un communiqué rendu public ce mardi 7 avril 2026 à Conakry, la HAC est claire : pas de spots, pas de chansons, pas de clips de soutien, pas d’articles commandités, pas de temps d’antenne privilégié déguisé en simple « couverture médiatique ». Tout message qui ressemble, de près ou de loin, à de la propagande électorale est prohibé jusqu’à la signature du décret présidentiel.
L’institution vise aussi bien la presse écrite et en ligne que l’audiovisuel et les plateformes numériques. Et elle prévient : c’est la deuxième mise en garde. Cette fois, les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par la loi.
Derrière ces rappels répétés, la HAC veut éviter que les médias ne deviennent des caisses de résonance avant même le coup d’envoi officiel de la campagne. Elle insiste sur l’équité et l’impartialité, des principes souvent malmenés en période électorale.
Reste à voir si les professionnels des médias et les responsables politiques prendront cette mise en garde au sérieux. En attendant, la balle est dans leur camp.
Par Ibrahima Sory Touré





