La projection du documentaire « Les déesses de la mer » a rassemblé, ce week-end, des acteurs culturels, des représentants institutionnels ainsi que des professionnels du secteur audiovisuel autour d’une œuvre consacrée aux femmes de la pêche artisanale en haute mer.
Réalisé par Noël Lamah, le film met en lumière le quotidien de plusieurs femmes pêcheuses, figures souvent invisibilisées malgré leur rôle central dans l’économie locale. Le réalisateur a expliqué que ce projet est né de souvenirs personnels remontant à ses années de formation à l’Institut supérieur des arts de Guinée, où il avait rencontré certaines des protagonistes du film.
Longtemps mis en pause, le projet a finalement pu voir le jour grâce à la mobilisation d’une équipe de production engagée, que le réalisateur a tenu à remercier pour sa contribution décisive.
Représentant le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, le chef de cabinet Baba Thiam a transmis les encouragements du ministre empêché. Il a salué une initiative qui, selon lui, contribue à mettre en valeur des métiers essentiels mais souvent peu documentés, tout en renforçant la visibilité des femmes dans les secteurs productifs.
De son côté, le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, représenté par son chef de cabinet Ahmed Keita, a félicité les réalisateurs pour cette démarche artistique engagée. Il a rappelé le rôle stratégique de la pêche artisanale dans l’économie nationale et annoncé des actions concrètes, notamment la mise à disposition de moteurs hors-bord et le renforcement des capacités des femmes du secteur à travers le projet Kunki.
La représentante du ministère de la Promotion féminine a également salué une œuvre en phase avec les politiques d’autonomisation des femmes. Elle a mis en avant la résilience des femmes pêcheuses et les défis persistants liés à leur accès aux ressources et aux opportunités de décision.
À travers ce documentaire, les initiateurs souhaitent ouvrir un débat plus large sur la reconnaissance du rôle des femmes dans le développement économique et social, tout en utilisant le cinéma comme outil de sensibilisation et de transformation sociale.
Par Ibrahima Sory Touré





