À trois semaines de la présidentielle du 23 novembre, le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló s’est confié dans un entretien exclusif à paraître ce lundi dans Jeune Afrique. Le chef de l’État, candidat à un second mandat, y parle sans détour de ses relations avec les dirigeants de la sous-région et livre un témoignage empreint d’estime à l’égard du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.
« Diomaye m’a surpris. C’est un garçon calme, poli et intelligent. Il m’a dit : “Macky est ton grand frère, moi je suis ton jeune frère.” », a déclaré Umaro Sissoco Embaló, visiblement touché par la simplicité et l’humilité du chef de l’État sénégalais.
Tout en réaffirmant sa proximité avec Macky Sall, qu’il décrit comme « un frère incontestable », Embaló insiste sur la qualité exceptionnelle de ses rapports avec les dirigeants du Sénégal. « Je pense que c’est avec le chef d’État avec lequel je communique le plus. Il n’y a pas une seule journée sans que nous nous envoyions des messages. »
Cette ouverture du président bissau-guinéen intervient alors que la campagne électorale s’annonce dans un contexte politique tendu, marqué par l’annonce d’une nouvelle tentative de coup d’État le 31 octobre dernier. Malgré ce climat, Umaro Sissoco Embaló se veut confiant et rassurant : il promet une élection crédible et mise sur son bilan pour convaincre les électeurs.
À travers cet entretien, le dirigeant bissau-guinéen tente de se présenter non seulement comme un homme d’État ancré dans la stabilité régionale, mais aussi comme un acteur de dialogue et de fraternité en Afrique de l’Ouest.
Décryptage par Madiba Kaba – 626 20 56 53





