Dans un message publié ce dimanche sur sa page Facebook officielle, l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui se présente comme président élu de la République du Cameroun, a lancé un ultimatum au régime de Paul Biya.
Selon son allocution, il exige la libération immédiate de tous les Camerounais détenus pour leurs opinions ou leur soutien à l’opposition, et avertit que passé un délai de 48 heures, le peuple se considérera en « légitime défense ».
Tchiroma Bakary accuse le régime de Paul Biya de recourir à ce qu’il qualifie de gangstérisme d’État, évoquant des arrestations massives, des purges politiques et des persécutions ciblées sur l’ensemble du territoire. Il critique également la prestation de serment du président sortant, qu’il qualifie de profation religieuse, affirmant que Paul Biya n’a jamais été élu légitimement.
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions post-électorales, marquées par des manifestations et des affrontements avec les forces de l’ordre. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées depuis l’annonce des résultats officiels, selon des sources locales et des organisations de défense des droits humains. Les autorités ont, de leur côté, dénoncé des tentatives de déstabilisation et mis en garde contre tout appel à la violence.
Les observateurs et la communauté internationale appellent au dialogue et à la retenue afin d’éviter une escalade et protéger les populations civiles. Les prochaines heures seront déterminantes pour savoir si le régime répondra à cet ultimatum ou si la situation risque de se détériorer.
Par Madiba Kaba





