À quelques mois des prochaines élections, la Direction Générale des Élections (DGE) franchit une nouvelle étape dans l’organisation du scrutin. Elle vient de publier la liste officielle des médecins habilités à encadrer les dossiers de candidature.
Cette décision marque un tournant dans la rigueur administrative exigée des candidats. Désormais, toute personne souhaitant se présenter devra passer par une évaluation médicale, réalisée exclusivement par des professionnels agréés. L’objectif : s’assurer que les candidats remplissent bien les conditions physiques et sanitaires pour exercer une fonction publique.
Pour de nombreux observateurs, cette mesure vise aussi à renforcer la transparence et à éviter les contestations liées à l’aptitude des postulants. En centralisant la validation médicale, la DGE cherche à harmoniser les pratiques et limiter les dérives.
Sur le terrain, l’annonce suscite des réactions mitigées. Certains acteurs politiques saluent une avancée vers un processus plus structuré. D’autres appellent à rester vigilants sur l’indépendance réelle des médecins retenus. La question de la neutralité reste au centre des préoccupations.
Dans les états-majors, les partis se mettent déjà en ordre de marche. Constitution des dossiers, stratégies de campagne et respect des nouvelles exigences : les candidats doivent s’adapter à un cadre de plus en plus strict.
Cette publication intervient dans un contexte où les citoyens attendent un scrutin apaisé, transparent et inclusif. Pour la DGE, il s’agit de renforcer la confiance dans le processus électoral. Mais au-delà des textes, c’est bien la crédibilité des institutions qui se joue dans les mois à venir.
Par Ibrahima Sory Touré





