Mourana Soumah : l’honneur du mérite, la fierté du service

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Il est une tradition dans nos républiques africaines de vouloir trop souvent décorer avant que l’œuvre ne soit accomplie. On aime les rubans, les épingles, les formules solennelles qui parent plus qu’elles ne consacrent. Aussi, quand un décret présidentiel élève un homme dans l’Ordre national du mérite, on a parfois envie de prendre son temps avant d’applaudir. Mais avec Mourana Soumah, le temps joue en sa faveur. Parce que chez lui, le travail a toujours précédé l’honneur.

 

Le 28 mars 2026, le président Mamadi Doumbouya a signé un décret. Dans la liste des hauts cadres distingués pour leur contribution au projet stratégique Simandou, figure le nom du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Mourana Soumah reçoit la médaille d’honneur du travail. Rien que le nom de la distinction est un programme. Et pour ceux qui suivent son parcours depuis ses débuts dans l’administration, elle tombe sous le sens.

 

Toujours la même constance. Pas de ces grandes envolées qui impressionnent les foules et s’envolent avec le vent. Une parole mesurée, une présence discrète, mais une efficacité que ses pairs et ses collaborateurs ne cessent de louer. Dans un milieu où le bruit finit souvent par remplacer l’action, cette sobriété est presque une signature.

 

Le projet Simandou, sur lequel le régime a bâti une grande partie de son récit économique, n’est pas seulement une affaire de mines et de trains. C’est aussi une affaire de vision. De communication stratégique. De modernisation des outils de l’État. C’est là que Mourana Soumah a trouvé sa place, sans chercher à en occuper une plus grande que nature. Il a compris avant beaucoup que le numérique n’est pas un secteur parmi d’autres, mais l’armature d’une administration moderne. Et il s’est attelé à bâtir cette armature, dossier après dossier, réforme après réforme.

 

Ce que cette médaille d’honneur du travail nous dit, c’est que la Guinée a peut-être commencé à changer de regard sur ses cadres. On ne récompense plus seulement les apparitions médiatiques ou les allégeances bien placées. On distingue aussi ceux qui, dans l’ombre des grands projets, font avancer silencieusement le pays. C’est une évolution. Elle mérite d’être saluée.

 

Mais en vérité, ce qui frappe chez Mourana Soumah, c’est cette manière qu’il a de ne jamais s’arrêter à l’accessoire. La décoration, il la recevra avec la même simplicité qu’il a toujours mise à exercer ses fonctions. Ce qui l’anime, ce n’est pas le ruban. C’est la conviction profonde que la communication et le numérique peuvent changer la vie des Guinéens, améliorer l’accès aux services publics, moderniser l’administration, ouvrir des possibles. Cette conviction, il la porte depuis des années, sans jamais se départir de sa rigueur.

 

Alors oui, cette distinction est un hommage mérité. Mais elle est aussi, et peut-être surtout, un signal envoyé à tous ceux qui travaillent sans bruit : la République voit. Elle finit par reconnaître ceux qui servent, non ceux qui se servent.

 

Mourana Soumah, vous avez accepté cette médaille comme vous avez toujours accepté les responsabilités : avec sérieux et humilité. Qu’elle ne soit pas une fin, mais une étape. Parce que la Guinée a encore besoin de vos compétences, de votre vision et de cette constance rare qui vous caractérise. Félicitations. Et merci pour ce que vous faites, chaque jour, pour le pays.

 

Par Madiba Kaba

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