La tension monte autour de la Coordination des associations guinéennes de France (CAGF). Accusé de détournement de fonds et visé par une plainte évoquée par l’avocat Pierre Bouget, Daouda Conté a choisi de répondre publiquement.
C’est ce mercredi 1er avril qu’il est venu livrer sa version sur le plateau de Parlons Vrai, l’émission diffusée sur IBM Soul TV. Calme mais ferme, il rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. « Ce sont des allégations. Moi, je parle clairement de diffamation », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que ses avocats sont déjà mobilisés.
Concernant la plainte annoncée par la Coordination des associations guinéennes de France (CAGF), il préfère s’en remettre aux faits. Pour lui, seule la justice pourra établir la vérité, que ce soit en France ou en Guinée. « On verra où cela va nous mener. Au moment venu, la justice dira le droit », a-t-il affirmé.
Sur le fond, Daouda Conté ne nie pas avoir effectué des opérations financières. Il explique cependant qu’elles ont été réalisées dans le cadre normal de ses fonctions de président, en conformité avec les statuts de la structure. À ses yeux, il n’y a là ni faute ni abus, mais l’exercice d’une responsabilité.
Reste la question du timing. Pourquoi ces accusations surgissent-elles maintenant, alors qu’il a affiché ses ambitions politiques ? Sans pointer directement du doigt des adversaires, il évoque des « manœuvres » et laisse chacun libre d’en tirer ses conclusions.
Malgré la polémique, le ton se veut confiant. Fort de plusieurs années d’engagement associatif, Daouda Conté dit croire en les institutions et en l’État de droit. Pour lui, le débat doit désormais quitter le terrain des accusations pour celui de la justice.
En attendant, l’affaire continue de faire grand bruit au sein de la diaspora guinéenne, suspendue à une seule issue: celle des tribunaux.
Par Madiba kaba





