Le secteur de l’éducation entre dans une zone de turbulence. L’intersyndicale de l’Éducation, composée de la FSPE, du SLECG et du SNE, a déposé ce mercredi un préavis de grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision fait suite, selon les syndicats, au refus du gouvernement d’ouvrir des négociations autour de la plateforme revendicative déposée depuis le 1er septembre 2025.
Dans le document signé par Aboubacar Soumah (SLECG), Alpha Gassimou Barry (FSPE) et Michel Pépé Balamou (SNE), l’intersyndicale dénonce un « refus catégorique » du gouvernement d’engager le dialogue, malgré plusieurs appels lancés par les secrétaires généraux. Elle fustige également le non-respect des promesses faites aux enseignants contractuels communaux non retenus, ainsi qu’à ceux de la zone spéciale de Conakry, dont les situations restent en attente.
Les syndicats rappellent que leur démarche s’appuie sur les conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ratifiées par la Guinée depuis 1959. Tout en réaffirmant leur attachement à la paix sociale, ils donnent au gouvernement un délai de dix jours pour répondre favorablement à leurs revendications. Passé ce délai, l’intersyndicale se réserve le droit de déclencher une grève générale et illimitée.
« Nous appelons le gouvernement à ouvrir les négociations sans délai et à satisfaire les points contenus dans la plateforme revendicative », souligne le document transmis aux autorités.
Ce préavis intervient dans un contexte social tendu, marqué par des mouvements de revendications dans plusieurs secteurs. Une grève prolongée dans l’éducation risquerait de compromettre le bon déroulement de l’année scolaire et d’affecter des milliers d’élèves à travers le pays. Pour l’heure, aucune réaction officielle du gouvernement n’a encore été enregistrée.
Ibrahima Sory Touré





