Le procès de l’artiste Yama Sega, de son vrai nom Mariama Bah, et de la blogueuse Maya Kaba s’est ouvert ce lundi 20 avril 2026 au Tribunal de Première Instance (TPI) de Mafanco. Les deux prévenues sont poursuivies pour des faits présumés d’injures publiques, de propos menaçants, d’atteinte à l’ordre public et à la dignité humaine via un système informatique.
À la barre, Yama Sega a reconnu une partie des faits qui lui sont reprochés. Elle a expliqué que le conflit avec Maya Kaba trouve son origine dans des tensions nées sur les réseaux sociaux, ayant progressivement dégénéré en affrontement public entre les deux anciennes amies.
Selon ses déclarations, une intervention en direct aurait amplifié les tensions et marqué un tournant dans leur différend, chacune estimant être visée par les propos de l’autre.
L’artiste a admis avoir réagi sous le coup de la colère, reconnaissant avoir tenu des propos qu’elle dit regretter aujourd’hui. Elle affirme avoir perdu le contrôle de ses émotions au moment des faits.
Très émue, Yama Sega a également évoqué les conséquences de cette affaire sur sa vie familiale, indiquant que sa mère et son enfant vivent difficilement la situation. Elle a demandé pardon aux autorités judiciaires ainsi qu’à la population.
L’audience se poursuit au TPI de Mafanco avec la suite des auditions, notamment celle de la co-prévenue Maya Kaba, dans un dossier suivi de près par l’opinion.
Par Adama Bah





