Décédé en France, le corps de Mamadou Garanké Diallo (surnommé Weldem) a été ramené à Conakry par l’ONG Pour un Avenir Meilleur (PAM), accompagnée de sa mère adoptive. Mamadou avait reçu deux obligations de quitter le territoire français (OQTF) et c’est dans le cadre de sa tentative de quitter le pays qu’il a tragiquement trouvé la mort, dans des conditions encore non élucidées.
La mère adoptive, la voix chargée d’émotion, est revenue sur le parcours exemplaire de Mamadou, qu’elle considérait comme son fils.
« C’était un jeune courageux, respectueux, travailleur. Il voulait simplement réussir pour aider sa famille et rendre fiers ses proches », a-t-elle confié.
Elle a salué la mémoire de ce jeune Guinéen « qui n’a jamais cessé de se battre pour sa dignité », incarnant la génération de jeunes exilés qui, malgré les obstacles, s’efforcent de tracer leur voie dans la société française.
Au-delà de l’hommage, elle a lancé un plaidoyer fort à l’endroit des autorités guinéennes :
« Les enfants guinéens souffrent pour obtenir un passeport, une carte consulaire… C’est compliqué. Il faut les aider à garder espoir. »
Ce message interpelle sur les difficultés administratives rencontrées par de nombreux jeunes Guinéens de la diaspora. Faciliter ces démarches, selon elle, c’est offrir aux jeunes une chance d’avenir et préserver leur dignité.
L’ONG Pour un Avenir Meilleur (PAM) œuvre depuis plusieurs années en France pour l’accompagnement des jeunes exilés originaires d’Afrique de l’Ouest, notamment de Guinée, du Mali et du Sénégal, en les aidant à s’insérer, se former et réussir leur vie malgré les obstacles.
Entre tristesse et émotion, le voyage de ces bénévoles venus de France pour rendre hommage à Mamadou symbolise la solidarité au-delà des frontières et rappelle l’urgence d’un regard plus humain sur les parcours migratoires des jeunes Guinéens.
Décrytage, Madiba kaba-626205653





