La culture guinéenne a tourné une page symbolique de son histoire ce vendredi, à la Paillote, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de sa reconstruction. L’événement, marqué par la présence du ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, et du ministre secrétaire général Amara Camara, venus représenter le président Mamadi Doumbouya, a réuni des membres du gouvernement, des artistes, des anciens ministres de la culture et plusieurs figures du patrimoine national.

Dans son discours, Djiba Diakité a insisté sur la portée symbolique et politique de ce projet, reprenant la vision du chef de l’État. « En décidant de réhabiliter la Paillote, le président Mamadi Doumbouya a posé un acte fort : celui de réconcilier la mémoire d’hier et celle d’aujourd’hui », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « La culture n’est pas un ornement de la République, elle en est le souffle, la colonne vertébrale et l’âme. »
Ces mots ont profondément résonné dans l’assistance, traduisant une conviction : reconstruire la Paillote, c’est reconstruire une part du récit national. Pour Djiba Diakité, ce chantier ne se limite pas à des briques ou à une toiture, mais vise à « redonner à la culture guinéenne la place qu’elle mérite, au centre de la République et au cœur du peuple ».
Le ministre a également rendu hommage aux grandes figures musicales qui ont bâti la renommée du pays à partir de cette scène mythique : le Bembeya Jazz National, Keletigui et ses Tambourinis, Bala et ses Baladins, ou encore le Horoya Band.



Inscrite dans la vision de transformation nationale Simandou 2040, la reconstruction de la Paillote s’annonce comme un projet d’avenir. Elle sera pensée comme un espace moderne de création, de formation et de rayonnement, à la croisée de la tradition et de la modernité.
En posant cette première pierre, Djiba Diakité a ouvert un nouveau chapitre de l’histoire culturelle guinéenne, un chapitre qui lie la mémoire, l’art et l’identité à l’ambition d’un avenir commun.
Par Madiba kaba-626205653






