Grand Prix FONIJ 2025 : Abdourahamane Baldé, l’homme qui inspire et transforme la jeunesse guinéenne

0
On parlera des projets, des lauréats, des enveloppes. Moi, ce soir-là, ce dont je me souviendrai, ce sont des sourires. Des visages jeunes, graves et fiers, qui portaient à eux seuls l’espoir de toute une nation. La première édition du Grand Prix FONIJ 2025 a été bien plus qu’une cérémonie. Elle a créé une atmosphère si palpable qu’elle en devenait une certitude, quelque chose, enfin, était en train de basculer pour la jeunesse guinéenne. Et derrière ce basculement, il y a un homme. Abdourahamane Baldé, le Directeur général du FONIJ, dont la détermination tranquille a transformé une idée de bureau en un mouvement qui pulse bien au-delà des murs de l’institution.
 
Sous son impulsion, le FONIJ a changé de nature. Il est passé du statut d’institution à celui d’écosystème vivant. Sa méthode ? Elle tient en trois mots : écouter, identifier, amplifier. Écouter ces voix qui portent des solutions avant de réclamer. Identifier ces talents, souvent cachés dans l’ombre du quotidien. Leur offrir, enfin, une scène et les moyens de passer à l’acte. Cette approche, d’une clarté exigeante, épouse parfaitement la vision du ministre de la Jeunesse et du gouvernement. Le résultat a dépassé les attentes, un Grand Prix dont l’ampleur et l’engouement ont surpris jusqu’aux plus optimistes.
 
Cette réussite, bien sûr, n’est pas un solo. Elle est le fruit d’un concert d’engagements. Celui, personnel et continu, du ministre de la Jeunesse. Le soutien stratégique du ministre du Plan et de la Coopération internationale. L’appui concret du ministre de l’Économie et des Finances. Cette mobilisation à plusieurs voix envoie un signal sans ambiguïté, la jeunesse n’est plus une thématique parmi d’autres, elle est le centre de gravité du projet national. Une synergie qui donne tout son sens à l’action et lui offre l’envergure qu’elle mérite.
 
Pourtant, le vrai triomphe de cette édition n’est pas institutionnel. Il est humain, terriblement humain. Il réside dans la qualité des 200 projets présentés. Des dossiers solides, pensés, ancrés dans le réel de nos quartiers et de nos campagnes. Agriculture, numérique, formation, innovation sociale… À les écouter, une évidence s’est imposée à tous : la génération de l’attentisme a cédé la place à une génération de bâtisseurs. Ils ont les mains calleuses ou les lignes de code en tête, mais la même volonté, farouche, de servir leur pays.
 
La décision la plus parlante d’Abdourahamane Baldé, c’est peut-être celle-ci : aucun candidat ne sera laissé sur le bord du chemin. Un accompagnement d’un an pour tous, gagnants ou non. Ce geste, si rare dans la mécanique des appels à projets, dit tout de sa philosophie. L’inclusion, ici, n’est pas un mot-clé. C’est un contrat moral. Un pacte de confiance entre la République et ces jeunes qui ont osé y croire les premiers.
 
Avec ce Grand Prix, Abdourahamane Baldé n’a pas organisé un concours de plus. Il a institué un rendez-vous dont le pays avait besoin. Un rituel qui célèbre le mérite, qui sacralise l’effort et qui donne un visage, plusieurs visages, à l’avenir. Son leadership, fait d’une ténacité sans emphase, a su fédérer les énergies les plus diverses : jeunes cadres passionnés, partenaires techniques exigeants, experts du privé, institutions historiques. Tous ont senti qu’ils avançaient aux côtés de quelqu’un pour qui le résultat prime sur l’apparat.
 
Alors oui, cette première édition est un commencement. Le début d’une ère où la jeunesse guinéenne passe du statut de promesse à celui de pilote. Abdourahamane Baldé en est l’un des artisans les plus crédibles. Pas en faisant du bruit, mais en tenant parole. Pas en construisant un empire, mais en ouvrant des portes. Des portes derrière lesquelles on découvre la ressource la plus précieuse de ce pays : l’intelligence, l’audace et le cœur de sa jeunesse.
 
Son plus grand succès est invisible, et c’est pour cela qu’il est si fort. Il est dans cette confiance qui s’est rallumée, ce regard qui se redresse, cette fierté qui renaît. Le mouvement est lancé. Il est puissant. Et il est irréversible.
 
 
Par Madiba Kaba

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici